theatrelfs

Vendredi 18 mai 2012 à 3:07


Vous avez assisté au spectacle

Vous avez aimé

Vous n'avez pas aimé

Dites-le nous

Votre avis nous intéresse, il nous fait grandir

Merci




http://theatrelfs.cowblog.fr/images/LagarceLaRegleaffichejaune-copie-3.jpg




Par theatrelfs le Vendredi 18 mai 2012 à 3:13
Toutes nos félicitations pour cette pièce surprenante de prime abord et pour ton oeuvre de mise en scène qui a mis du relief et de l'humour dans un texte qui en contient peu pour qui n'a pas l'oreille exercée (comme nous). Sans toutes ces trouvailles (nous avons apprécié les "sauteries" accompagnées de sauts de puce de plus en plus fatigués, l'identification du personnage rabat-joie, les réponses en chœur, etc), nous aurions eu beaucoup de mal à accéder à un texte peu varié dans ses procédés.

Il faut aussi louer le tour de force de faire une place à chacun avec des dialogues et des transitions harmonieuses entre les acteurs (transitions qui ont dû demander beaucoup de travail...).

L'idée centrale était bien sûr "la fête", lancée par une musique vigoureuse (on aimerait bien avoir les références): des jeunes débordants d'énergie, goûtant la vie toute crue, tout en débitant un discours expliquant dans les détails les plus déprimants comment corseter tout ça dans des codes, des conventions et de faux semblants. Bref comment oublier de vivre.

Cette mise en scène a eu comme effet puissant de mettre certains adultes mal à l'aise, si l'on en juge par quelques conversations de fin de spectacle, assez polémiques. Car les voilà confrontés à une vérité qu'ils auraient bien voulu découvrir un peu plus tard (magie du théâtre ou de l'autosuggestion?): ils ne peuvent plus contrôler leur enfants, leur énergie. Les voilà qui doivent rire à la dérision organisée de leurs propres codes.

Bref, ce soir, la comédie humaine n'était pas que sur la scène.
Le théâtre rassemble? Divise? Il n'a pas laissé indifférent.
L'essentiel: les jeunes se sont régalés.
Et nous aussi.

Poudman
Par Gossip boy le Vendredi 18 mai 2012 à 5:46
D'abord il convient de féliciter les jeunes acteurs pour leur jeu et un texte a priori difficile à retenir. Pour autant, le résultat est mitigé. En 1er lieu, le choix de cette pièce. Si l'objectif du responsable de l'activité théâtre était de créer la polémique et de jouer sur la provocation, naturellement c'est gagné. Mais pas tant sur le fond que sur la forme. Le message même est particulièrement éculé, à savoir que place-t-on entre la naissance et la mort, quelle vie peut-on et doit-on mener, faut-il vouloir régler son existence au point où nous l'enfermerions dans des codes qui finissent par nous lasser et nous pousser à vouloir les dépasser mais seulement par songes lointains puisqu’au final tout est trop bien réglé. Bref, tout ça a été traité et retraité. C'est facile et ne soulève au final peu ou pas de nouvelles interrogations quant au sens des choses. Tout cela en prenant pour cible la codification à la fois républicaine mais surtout chrétienne, cette dernière étant si aisément commode à critiquer et attaquer ("le cierge, le cierge"). On aimerait bien ce même texte sur les valeurs de l'école par exemple, ce serait assez drôle. Bref, peu de moments comiques dans cette pièce hormis les sauteries et quelques passages pas forcément préparés du reste (joli coup que de rattraper une bouteille prête à se briser) ; du coup les références à Gossip girl, sex and the city et desperate housewifes sensées « vendre la pièce » ressemblent un peu à de la publicité mensongère (si ce n’est la musique qui donnerait presque des envies « interactives »). Mais le plus intéressant de la représentation, c'est naturellement la mise en scène et la forme retenue d'une jeunesse dorée et décadente piétinant les codes qu'ils respecteront pourtant eux-mêmes à la lettre dans leur vie réelle. La provocation est facile et plusieurs de ses collègues ont sans doute ressenti un intense plaisir à sentir et voir la gêne pour ne pas dire autre chose de parents découvrant leurs enfants (ou copains de leurs enfants) se dandinant et se frottant, si possible de façon salace, tout en tentant péniblement de se faire entendre (le choix de la salle n'aidant sûrement pas). Au final, à titre personnel et n'ayant pas d'enfant au LFS, c’était visuellement plutôt agréable de voir ces jeunes filles se trémousser perchée sur des talons vertigineux. Mais, là-encore, c'est tellement facile. Alors qu'a voulu prouver l'enseignant ? Un coup d'éclat à dans une probable dernière année avant de retourner en France histoire de dire "moi j'ai monté un spectacle subversif à Singapour, prônant la liberté d'expression dans un pays contraint". Mouais. J'attends de le voir monter le même spectacle en France, pas sûr que la pièce aille à sa fin. Et c'est là que forcément le clash recherché a eu lieu avec le départ de la hiérarchie du LFS. Peut-on leur reprocher ? On pourrait se dire qu'ils punissent ainsi ces jeunes gens qui ont forcément travaillé de longues heures pour apprendre leur texte. Mais pouvaient-ils rester jusqu'au terme de ce spectacle aussi volontairement vulgaire dans sa forme? Ils sont responsables à la fois de l'éducation des enfants de parents qui paient suffisamment pour espérer un enseignement de qualité, mais aussi de la protection des plus jeunes. Or, voilà que devant des petits frères et sœurs des acteurs, on se moque des codes qui régissent l'existence, qu'on le regrette ou non, on boit jusqu'à être saoul, on va forniquer rapidement derrière les cartons, on balance de l'argent avec lequel on se roule des joints. Tout cela par des adolescents de 17 ans. Alors bien sûr, et c'est facile "tout ressemblance patatati patata" et le reste du discours de l'enseignant était tellement convenu qu'il en devenait d'un ennui profond. Fallait-il aussi pousser le vice à demander à l'une des jeunes filles de placer une bouteille sous sa robe tel un phallus caché ou encore que l'un des actrices ait pour principale fonction visuelle d'écarter les jambes les 3/4 de la pièce? Par ailleurs, on est à Singapour, et je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait si les autorités avaient assisté à ce spectacle. C'est ainsi, il y a des règles dans ce pays à respecter et des limites qu'une hiérarchie de lycée ne peut probablement pas accepter de dépasser. Il y aurait pourtant tellement d'autres vecteurs pour porter dignement et d’une façon bien plus flamboyante la liberté d'expression. Hier soir, c'est la solution la plus facile qui a été retenue, tout cela qui plus est, une nouvelle fois, pour véhiculer un message banal et qui n’encourage guère la jeunesse de ce pays, déjà peu encouragée, à faire preuve d’optimisme. Dommage, on aurait attendu beaucoup plus de la part des responsables de cette pièce. Mais c'est en effet là tout l'art voire la mission du théâtre que d'interpeller et pour le coup c’est réussi, mais probablement pas dans le bon sens (le fond étant balayé par la forme. Pour terminer sur une bonne note, encore une fois, un grand bravo aux acteurs et (jolies) actrices pour leur performance hier, la crédibilité de certains a en effet dû faire peur à plusieurs parents...
Par Emilie B. le Vendredi 18 mai 2012 à 9:31
Il est difficile de critiquer un spectacle dont les acteurs sont si jeunes, les moyens sans doute pas énormes... Je vais quand même essayer, en expliquant simplement mon point de vue personnel sans essayer de rentrer dans une polémique généraliste et trop facile.

Du point de vue des comédiens, pari réussi, selon moi. Le courage, l'énergie pour aller au bout du texte, y étaient. Dans la deuxième partie - par opposition... a une première partie un peu laborieuse - le travail des rôles et des comédiens se laissait vraiment apprécier comme tel. Les personnages apparaissaient alors bien mieux définis, leurs contours moins flous, le texte plus vivant et en tant que spectateur j’ai alors pris un réel plaisir a les écouter. Je ne mettrai pas de félicitations personnelles car je suis incapable d’y associer les noms, et je préfère encore les féliciter pour cet énorme travail d'équipe, le travail du texte, difficile, et bien sur la prise de risque: ils le méritent tous. Bravo les jeunes...

Mais revenons sur cette première partie, déjà trop longue selon moi. Même une fois les spectateurs assis, la démonstration de danse reste encore longue... Je ne suis donc pas convaincue par le choix de les avoir laisser démarrer pendant l’installation. Après de plus de 20 minutes de «house music» et de sautillements, je me suis lassée et j’attendais de passer à autre chose. Bref le spectacle y perd en souffle, et les comédiens peinent à rentrer dans leur rôle. En même temps c'était la première, pour des amateurs cela arrive, et ira sans doute en s'améliorant ce soir et demain.

J’ai beaucoup apprécié le travail de la mise en scène en «essaim d’abeille» (mon interprétation!), même si j’ai trouvé que ça restait un peu entre deux, n’allant peut-être pas assez loin. Le jeu de scène a mon sens aurait bénéficié d’un peu plus de variété et re relief (trop de personnages sur scène simultanément, même éclairage trop longtemps)

J’aurai aimé dès le départ mieux pouvoir cerner chaque personnage, dont certains sont restés flous, ne savent pas bien nous raconter leur histoire.

Pour le reste... Provocation? oui. Un texte horripilant, rétrograde qui donne envie de hurler? oui. De la haute voltige en tenues d'écuyères très courtes, très décolletées et montées sur échasses? oui. Réaliste, voir.. trash? Possible, j’en ai peur... C'était pas ma fille? tant mieux, mais je n’en ai pas moins eu quelques sueurs froides!
C'était du THEATRE!

Mais quelle extraordinaire expérience pour ces jeunes! Plutôt que de voir le mal partout et monter immédiatement sur mes grands chevaux - au galop - je préfère me dire que Mr Massis, jouant son rôle d'éducateur de et pédagogue, aura su donner aux jeunes comédiens le recul nécessaire sur cette mise en scène, leur permettant ainsi de porter sur eux-même et sur les codes de leur génération un autre regard, plus mature parce que plus conscient. Que ces demoiselles, en particulier, ont su en tirer des armes pour mieux appréhender la difficile tache de devenir une femme dans un monde d’adultes ou le respect de soi et la dignité de la personne sont une lutte du quotidien.

merci,

Emilie
Par Philippe.V le Vendredi 18 mai 2012 à 16:48
Bravo à tous ces jeunes acteurs !

Ils nous énoncent si bien ces règles qui sont le parcours de notre vie, et les font vivre dans un theme de "fiesta" qui s'y prete bien et qui fait beaucoup rire. Toutes ces chutes, ces rires, et ces clins d'oeils nous rappellent notre jeunesse, où à leurs âge nous étions nous aussi dans le même genre de situation, à rire des règles de la société, mais finalement, à les appliquer comme tout le monde !

Le mail envoyé par la direction m'avait préparé à un scandale, qui finalement n'a pas eu lieu. Je m'attendais à un choc, mais rien ne m'a dérangé dans la mise en scène, quelques actes de décadence, CERTES, mais qui rendait la pièce très belle. Ce terme défini bien la pièce, la décadence. C'est beau la décadence. Rien n'était vulgaire dans cette interprétation de décadence. Olivier Massis a su parfaitement bien diriger cette troupe d'acteur qui je suis persuadée ira très loin.

Je pense n'être pas le seul dans ce cas, mais nous vous regretterons l'année suivante ! Moi qui suis venu voir vos spectacles chaque années, j'ai remarqué un effet de Crescendo ! Et là, vous avez atteint le summum, tant en liberté, qu'en succès. Je pense bien avoir vu tout l'amphithéâtre se mettre debout pour applaudir ce chef d'oeuvre.

Merci les acteurs, et Merci olivier Massis.

Philippe.V
Par Daniel Jousse le Samedi 19 mai 2012 à 3:56
Un tres actuel reflet par le theatre, avec humour et sans vulgarite, de l'approche des differentes etapes de nos vies.
Un grand bravo aux commediens, tous tres impliques et d'un grand naturel, et au metteur en scene dont la realisation "petillante" a su faire passer un texte difficile.
Par chacha et mama le Samedi 19 mai 2012 à 6:02
Bravo pour cette pièce profonde par son texte et sa mise en scène en opposition de style : polaroid jeté comme un négatif de notre société.

Photo qui nous rappelle O combien nous avons été jeunes, et que finalement toutes les générations du 19ème sc. à aujourd'hui passent par les mêmes obstacles imposés par les générations d’adultes bien pensants. Ces adultes qui les précèdent et qui édictent des règles auxquelles eux mêmes ont en vain tenté d'échapper mais sans y parvenir.

Cette pièce dérange car elle révèle cet échec cuisant de la jeunesse qui tente de repousser les échéances adultes mais au final abdique pour s’inscrire « comme tous » dans la société. Nous sommes ces jeunes. Nous nous regardons, et ce miroir nous projette l'image insupportable de notre renoncement.

C'est pour ces raisons précises que nous nous levons et quittons la salle, car nous voyons sur le même plan en contre apposé : ce que nous avons été et ce que nous sommes devenus, comme les 2 hémisphères de notre cerveau. Raison et passion… le bilan est lourd. Le choix cornélien…

Ou est notre jeunesse? Ou l'avons nous laissée. Nous, qui ne supportons plus de voir le film jusqu'à la fin. Et comment comprendre la vie si on ne va pas au delà des apparences ? Car la fin, nous la connaissons tous. La fin c'est la mort. C’est la mort de l’enfant dans l’adulte. Alors en l'attendant, vivons : adultes mais libres, vieux mais jeunes dans nos têtes. Ivres, mais surtout Ivres de vie.

Ces jeunes nous ont donné une leçon de vie et de théâtre, en nous rappelant également que le théâtre n'est pas la vie et qu'ils ne sont pas alcooliques, mais en nous singeant : nous les prétendants adultes. En nous prenant sur notre propre terrain… Et ils y sont parvenus. Si justement, que l’image dérange.

Rappelant également face au débat que la pièce suscite (ce qui prouve que c'est une grande pièce...) que la vie des adultes ... demeure la grande et superbe comédie de l’hypocrisie érigée en règle… Ce voir tel que nous sommes de temps en temps, en forçant à peine le trait, fait du bien et réveille.

MERCI AUX COMEDIENS, A L AUTEUR, ET AU METTEUR EN SCENE Olivier Massis.
Par Caroline G. le Samedi 19 mai 2012 à 7:36
Bravo M.Massis et bravo a tous les jeunes acteurs de cette pièce qui nous ont encore une fois régalé. Que de travail accompli par vous tous tout au long de l'année pour notre plus grand plaisir! Le fond comme la forme était un petit moment de bonheur et c'est justement ce contraste ou décalage entre les 2 qui fait tout l'intérêt de cette pièce.
Rien de choquant dans cette pièce, elle joue bien au contraire parfaitement son rôle puisqu'elle nous amène a réfléchir sur notre propre vie et la société dans laquelle nous vivons. N'est-ce pas la fonction du theatre?
M.Massis, merci pour nous avoir proposé cette pièce mais également toutes celles que vous avez mis en scène ces dernières années. Aux élèves-acteurs, merci pour votre investissement et performance.
NB: seul bémol, j étais placée en haut a gauche sous la climatisation (qui fait un peu de bruit) et il était parfois difficile d'entendre les textes de certains.
Par (reçu par mail) le Samedi 19 mai 2012 à 9:47
Quelques lignes pour vous remercier pour la soirée de hier.

Je suis venue avec ma fille de 3ième et nous avons toutes les deux beaucoup apprécié le spectacle, chacune à notre manière.
Le texte est difficile et le choix de la mise en scène a permis de le faire vivre pour les spectateurs.
Bravo aux acteurs, car ils ont réussi à faire passer leurs émotions. La coordination de 15 acteurs en scène la plupart du temps n'est pas une mince affaire et c'est un beau travail!

Merci encore et félicitations.
Par theatrelfs le Samedi 19 mai 2012 à 11:34
Un monologue de JL Lagarce délicieusement ironique et léger, énoncé tel un guide des codes et usages en vigueur dans la bonne société française, talentueusement mis en scène par Mr Massis qui a réuni tous ses élèves de l'option théâtre au BAC, dans une interprétation à 15 voix, permettant à chacun d'intervenir, avec comme cadre une fête CARICATURALE de jeunes bien d'aujourd'hui...
C'était certes osé, mais cette mise en scène a rendu l'écriture de Lagarce encore plus incisive et son analyse de notre société encore plus mordante.
Nous nous sommes régalés à la première, impressionnés par les improvisations, étions un peu décus par la retenue des acteurs à la seconde, nos jeunes comédiens n'avaient plus la tête à la fête, dommage... mais censure oblige...
Mais après tout quelle belle leçon pour eux de découvrir l'impact du théâtre, du jeu des acteurs sur leur public.
Un immense BRAVO et MERCI à vous Mr Massis et à vous tous jeunes comédiens !!!
Par -- le Samedi 19 mai 2012 à 12:45
Les « règles du savoir vivre dans la société moderne » s’appliquent à nous tous avec plus ou moins de tyrannie ; nous en sommes plus ou moins conscients ; nous les embrassons ou les rejetons avec plus ou moins de vigueur. Mais ne rêvons pas. Nous n’y échappons jamais vraiment car elles nous définissent, de la déclaration de notre naissance à celle de notre décès, en passant par celle de nos éventuels mariages civils. Entre ces nécessaires étapes administratives – qui nous rappellent notre désagréable absence d’individualité, d’originalité – s’inscrivent souvent d’autres rites. Baptême, baccalauréat, fiançailles, mariage religieux, anniversaires de mariage. Jalons dont l’évidence systématique et dont la reproduction irréfléchie et mécanique sont ingénieusement soulignées par le texte mordant de Jean-Luc Lagarce. Premier bon point pour le spectacle de l’option théâtre du LFS, donc : le choix d’un texte chirurgical susceptible de renvoyer à chacun un reflet cinglant et revigorant !

Deuxième qualité de ce spectacle : la mise en scène d’Olivier Massis qui vient éclairer avec humour un monologue ici intelligemment réparti entre les différents comédiens. Sur scène, la célébration d’un mariage pousse les invités à s’exprimer sur les conventions accompagnant naissances, baptêmes et deuils. De plus en plus avinés, emportés par l’euphorie festive qui délie les langues et que souligne notamment Bachelard, les convives délaissent Apollon pour Dionysos. La vérité est alors progressivement révélée, prise en charge par chacun des comédiens. Tous décrivent, en riant, au fil de phrases analytiques et ironiquement objectives, le déroulement traditionnel des événements marquants d’une vie. Ils exposent ainsi les ficelles qui nous animent, pantins sociaux en quête d’un bonheur difficilement accessible. L’un des personnages, le seul qui ne boive ni ne danse, apparaît comme une triste figure du Surmoi. Citant doctement Victor Hugo et rappelant que le voyage de noces doit toujours avoir lieu « six semaines » après le mariage, il est hué par les autres invités qui, le temps d’une soirée, espèrent oublier qu’eux aussi font partie du jeu social. Le contraste entre le scalpel descriptif du texte et l’univers festif de la « sauterie » (et, hop !) parvient à traduire la vanité pourtant difficilement évitable des règles du savoir-vivre, mais aussi le désespoir risible des soirées où nous, adultes, noyons notre lucidité. Double « castigat ridendo mores ». Double source de réflexion pour le spectateur.

Autre réussite : le travail des comédiens. Âgés d’une quinzaine d’années, ils ont réfléchi sur un texte riche susceptible de leur offrir du recul sur eux-mêmes. Guidés par plusieurs professionnels, ils ont créé, pendant neuf mois, un spectacle dont ils peuvent être fiers. Si, par moments, leur voix mériterait de mieux se poser, ces jeunes comédiens gèrent pendant plus d’une heure des déplacements multiples sur scène. Conservant une tension permanente dans les gestes et les regards, au gré des aléas dans le public comme sur scène, ils portent avec bonheur un texte qui me fait sourire un peu, rire beaucoup. On sent que ce spectacle « tisse » entre eux, comme le souligne leur professeur, une solidarité et une écoute que l’institution scolaire ne parvient pas toujours à développer.

Bravo et merci !
Par theatrelfs le Dimanche 20 mai 2012 à 17:49
Je voulais remercier la Direction du LFS d'avoir agi avec autant de célérité en émettant une mise en garde sur un spectacle interprété dans leur enceinte, et de surcroit, par leurs propres étudiants.
Non que le risque d'exposer nos jeunes à la vision d'une soirée bien arrosée, accompagnée de quelques substances illicites, me paraisse devoir être censuré, non que je craigne une possible réaction des autorités singapouriennes à l'encontre de notre établissement, mais c'est bien à l'heure où nos Premières doivent potasser leur Voltaire & Montesquieu, nos Troisièmes se familiariser avec les ressorts des campagnes de propagande dans l'art et l'histoire et nos Terminales cogiter sur les notions de Liberté et de censure, que le LFS se devait de frapper un grand coup!
Je reste coi d'admiration que quelques minutes de représentation à peine auront suffi à nos juges affutés pour s'exprimer sur un travail collectif de plusieurs mois, de longs week-ends de préparation qui ont mêlé professionnels et amateurs, adultes et adolescents sur un sujet aussi essentiel que notre comportement en société. Les parents et professeurs restés dans la salle, sans doute à l'esprit plus lent, auront attendu la fin de la représentation pour émettre un jugement... Cette expérience aura le mérite de fournir un exemple concret, ancré dans leur réel, si d'aventure un sujet abordant la liberté d'expression venait à être posé à nos chères têtes blondes dans les semaines à venir. J'en remercie le LFS.

Je ne reviendrai pas sur le sujet de la pièce de Lagarce, déjà bien évoqué dans les commentaires précédents, mais plutôt sur les choix de la mise en scène. Ce monologue peut vite devenir rébarbatif si il est énoncé par des acteurs statiques et sans talent. Heureusement, Olivier Massis a pu bénéficier de l'enthousiasme de la jeunesse, de trouvailles scéniques intéressantes, d'un découpage ingénieux du texte qui rebondissait en tous sens, d'une forte capacité de la troupe à improviser pour remédier aux rares trous de mémoire et finalement de cette lumineuse idée de la "Fête" comme décor. Fête à laquelle nous sommes conviés incidement dès notre entrée dans la salle; le spectateur ne peut s'empêcher de redevenir parent, d'observer ces fêtes auxquelles il n'est jamais le bien-venu...
Des adolescents qui se moquent des codes de leurs ainés, quand eux-mêmes doivent subir l'aliénation de "faire la fête" quoiqu'il leur en coûte, que la pression du groupe les pousse à s'enivrer, à défaut de se faire exclure du cercle (personnage campé par Eudore), ces contraintes comtemporaines à l'heure où un réseau social est valorisé cent milliards de dollars, ne sont-elles pas plus pernicieuses que celles édictées doctement par Lagarce il y a trente ans ?
Et nous, assis sur nos bancs, sous le double statut de spectateur et de parents d'élèves, à quelles règles non-écrites devrions-nous encore obéir?
Cette mise en perspective, de type "gardien de prison qui obéit strictement aux règles du système carcéral, s'interrogeant sur la liberté laissée à son prisonnier qui du fond de sa cellule pense à l'exiguité du bocal d'un poisson rouge", nous plonge dans un délicieux abîme. Nous-mêmes, parents/gardiens quarantenaires, sommes mis face aux petites lachetés, compromissions, qui ont égrenné nos vingt dernières années et espérons pour nos enfants un avenir moins contraint.

Je tenais à remercier Mr Massis qui a permis à ma fille d'apprendre à écouter tout en découvrant le plaisir du silence entre les mots, de la communion avec le public lorsque l'on décoche une bonne répartie, l'art de plaire en société tout en affirmant sa personnalité, l'autodérision aussi bien que la manipulation du deuxième et troisième degré, notions qui me semblent pour le moins aussi importantes pour évoluer dans notre monde que la capacité à résoudre des intégrales.
Bonne chance pour votre nouvelle affectation
In Vino Veritas
Par Julie Jousse le Lundi 21 mai 2012 à 14:34
Merci a tous et a toutes pour avoir commente sur notre representation. Les commentaires nous touchent tous tres profondement, et nous sommes fiers de vous avoir fait passer une bonne soiree!
Monsieur Massis, vous nous manquerez l'an prochain!

Merci a tous encore pour nous avoir permis de vivre ces moments de bonheur et de les partager avec vous... Merci aussi a monsieur Massis, a Regis, a Nathalie, a Axel, a JL Lagarce pour son texte, et a tous les comediens pour m'avoir fait passer une excellente annee de theatre avec vous!!
Par Quentin Bernard le Lundi 21 mai 2012 à 17:14
Bonjour à toutes et à tous.
Je profite de ce forum pout vous remercier.
Vous les acteurs d'avoir été jusqu'au bout de vos intentions. Bravo pour votre courage et pour votre talent.
Vous Monsieur Massis pour savoir partager votre passion avec vos élèves, pour les ammener à se dépasser et pour vos choix là aussi courageux et pertinent.
Car du courage il en faut pour mettre en scène et pour monter sur scène. En effet c'est une partie de soi que l'on expose, il en faut certainement plus que pour écrire et critiquer ad nominem sous la lâche protection de l'anonyma.
Par Quelqu'un de Première le Lundi 21 mai 2012 à 18:45
"Choquant" n'est pas le premier mot qui me serait venu à l'esprit... Et pour cause, à seize ans, j'ai connu des soirées telles qu'elles sont présentées dans la pièce mise en scène par M. Massis. Pourtant, bien que je puisse comprendre la réaction de la direction du LFS, je reste quand même quelque peu abasourdi(e). Car je pense, et cela n'engage que moi, qu'il n'y avait pas meilleur moyen pour mettre en scène ce texte qu'en passant par la représentation d'une soirée. Quand j'ai lu la pièce de Lagarce, j'ai mis du temps à saisir tout l'humour noir et l'ironie qu'elle contient. Pourtant, quand j'ai vu la pièce, cela m'a immédiatement frappé(e).
Qui-plus-est, les comédiens s'y prêtaient tout à fait ! Jeunes, donc dynamiques, et enclins à se moquer des règles de la société, ou du moins le conçois-je ainsi. Alors, forcément, j'ai trouvé qu'ils étaient brillants. Ils ont su me faire rire, ils ont su me convaincre, et c'est quelque chose qui me tient à cœur quand je quitte le rang des spectateurs : être convaincu(e) par la prestation.
Je tiens donc à féliciter metteur en scène et comédiens pour cette heure et quart passionnante. De voir une telle réussite me fait parfois regretter de ne pas avoir rejoint la troupe en 2nde, comme j'ai failli le faire.
Par sylvie verdière le Mardi 22 mai 2012 à 13:48
HUM!...Difficile d'ajouter quelque chose à tous ces commentaires si bien écrits! N'ayant vu que la dernière représentation, je ne m'inscrirai pas dans la polémique, mais je veux juste dire que j'ai passé une excellente soirée.., comme les 6 années précédentes. C'est toujours très émouvant de voir le résultat d'heures de travail et de répétition, de constater combien de si jeunes acteurs parviennent à habiter totalement leur personnage, et ce grâce aux indications et conseils de leur professeur et une relation de confiance, une complicité sans faille avec lui. Cette dernière soirée était donc particulièrement émouvante, teintée de tristesse suite "aux événements" et à la perspective d'une séparation définitive. Une page se tourne. Merci, Olivier, de nous avoir fait vivre de si bons moments de qualité durant 7 ans; le spectacle continuera sans toi, mais tu vas nous manquer.
Par michael yan le Mercredi 23 mai 2012 à 16:55
Mais quelle pièce! Mise en scène bien farfelue et originale pour une pièce dont le dialogue était tellement intellectuellement morose… Un contraste bien distinguable avec l'effet euphorique de fêtes et de tourbillons torticoliques d'alcool! Difficile de rajouter quelque chose de pertinent à tous ces commentaires si bien rédigés, si bien recherchés, si biens… C'était une jolie pièce, quoi!

Enfin bien malheureusement, je ne vais pas faire une éloge irréfutable de la pièce, ça n'a pas été non plus cotton arc-en-ciel et licornes en diamants… Une chose importante, si vous me permettrez de critiquer. Donc voilà. J'ai trouvé les personnages (si on peux les appeler ça) complètement frivoles et unidimensionnels. Par là, je veux dire que l'on pourrait faire une meilleure description d'un tableau de Jackson Pollock représentant un ours polaire albino perdu dans une tempête de neige que l'un des personnages de la pièce. J'aurais aimé personnellement voir des caractères plus développés chez eux, c'était difficile de suivre et d'analyser chacun des personnages.

Après je tâche à féliciter les acteurs et Mr. Massis pour leur long travail qui fût, sans l'ombre d'un doute, une gageure très difficile avec le temps et les moyens, surtout. Je félicite tout le monde qui a participé à la création de cette représentation.

En ce qui concernce l'idée mise en scène, alors là je ne sais pas quoi dire. C'est surtout parce que je n'ai rien à dire (c'est une bonne chose dans mon univers). Quoique, si, je peux dire que c'était génial. Je félicite la personne qui a trouvé cette idée de mise en scène. Je ne sais pas qui, mais je peux dire que je l'adore. C'était décadent, mais ce n'était pas vulgaire. C'était osé, mais ce n'était pas scandaleux. C'était du théâtre. Vive la décadence! À bas les moeurs! Soyons jeunes, quoi!

En sortant de la salle, je me disait: "Cette représentation est l'une des raisons pourquoi le théâtre existe. Ça, c'est du théâtre!"

Donc voilà, à l'année prochaine les gens!

P.S. Bravo et merci encore pour la pièce! (Je pense que les gens n'ont pas assez loué la pièce, rajoutons-en des couches)
Par Sylvie Wie-Léger le Jeudi 24 mai 2012 à 3:41
J'ai eu le plaisir d'assister, ce vendredi 18 mai, à une présentation originale du texte de Jean Luc Lagarce. J'ai été à la fois enthousiasmée, émue et impressionnée par le travail de ce groupe d'apprentis comédiens du LFS.
Les qualités du spectacle me semblent évidentes :

Pratiquement tous en permanence sur le plateau, ces jeunes lycéens restent tous concentrés et ont, chacun dans leur style, une présence scénique remarquable. Aucun ne décroche, dans les passages où il n'intervient pas, ce qui est très difficile à obtenir de comédiens amateurs.

Chacun d'eux tient le personnage qu'il a dû composer (puisque la pièce a été écrite pour un seul rôle) jusqu'au bout. On note d'ailleurs clairement chez certains l'évolution de leur rôle au fil du texte, tant ils sont sont parvenus à le nourrir de l'intérieur. Il est vrai que quelques voix sont encore un peu à la limite de l'audibilité mais personne ne doit oublier que les élèves n'en sont pas tous au même stade, au même niveau de leur formation ! Vu que les répliques se répètent, et s'enchaînent de manière très logique, et que les leitmotivs et les thèmes récurrents sont nombreux, on comprend sans problème de quoi il en retourne et on ne perd jamais le fil conducteur.

L'ensemble est dynamique, drôle, vibrant, grinçant, dans la mouvance de Jean Luc Lagarce. Il en va de même pour les choix de mise en scène et de direction d'acteur. Pertinents, ils proposent une vision personnelle d'un univers étriqué et poussiéreux, régi par des codes et des règles obsolètes mais coriaces, dont les représentants, bafoués par l'audace - certes éphémère - de ces jeunes si effrontés et pourtant si beaux, ne se cachaient d'ailleurs pas uniquement entre les lignes de Lagarce...

Enfin, comment ne pas reconnaître que ce travail est un hommage au théâtre en tant qu' art vivant et sans cesse renouvelé.

Encore Bravo à toutes et à tous donc, et MERCI !

Sylvie Léger-Wie
Par Sylvie Verdière le Jeudi 24 mai 2012 à 10:45
Re-bonjour à toutes et à tous. Malgré le peu de lignes écrites dans mon précédent commentaire, j'ai quand même réussi à écrire une bêtise!...ou du moins, n'ai pas été claire dans mes propos: bien sûr, ce n'est pas LA représentation qui était teintée de tristesse, mais L'APRES-représentation! La pièce, quant à elle, était pleine d'humour, de facéties, de fantaisie.., voire de loufoqueries".., tour de main de la mise en scène permettant d'aborder non seulement avec "légèreté", mais surtout avec le recul nécessaire, la gravité des thèmes abordés comme la morale, le poids des normes, les non-dits, l'étouffement et/ou la perte identaire qui peuvent en résulter quand le paraitre et l'hypocrisie l'emportent sur l'authenticité et l'honnêteté.J'ai donc beaucoup ri et n'étais pas la seule! Encore bravo, Olivier et les acteurs. Pour les jeunes qui seront encore au lycée l'année prochaine, nous serons une fois de plus au rendez-vous pour vous soutenir et vous applaudir.
Par gdemptos le Lundi 28 mai 2012 à 8:06
Très sincères et très enthousiastes félicitations à toute la troupe de l'option théâtre pour Les règles de savoir-vivre!!!

Ce spectacle a pour été pour moi et les personnes qui m'accompagnaient une véritable découverte, et je n'avons que des éloges à formuler sur la pièce, la mise en scène et les acteurs.

Seul bémols à notre bonheur: l'acoustique de l'amphithéâtre, un peu déficiente pour les spectateurs des derniers rangs dont, malheureusement, nous étions... et la polémique soulevée par la direction du LFS, avec sans doute de très bonnes intentions, mais selon nous à mauvais escient tant d'un point de vue artistique que pédagogique.

1) La pièce
Je ne connaissais Lagarce que de nom et n'avais jamais assisté à aucune de ses pièces ou mises en scène. Les règles du savoir-vivre ont donc été une complète découverte pour ma femme et moi-même, ainsi que pour un ami qui nous accompagnait. Nous avons été d'abord charmés par le spectacle de fête qui nous attendait sur la scène lors de notre entrée dans la salle. Puis, lorsque la pièce a débuté, nous avons été complètement déroutés par le texte... Sensation d'abîme, de situation surréaliste, provoquée par un texte en complet décalage avec ce qui se déroule sur scène... Et puis, peu à peu, au fur et à mesure que la pièce progresse, on est saisi par un double contraste: opposition, en premier lieu, entre l'énoncé de règles de savoir-vivre étriquées et désuètes au milieu d'une fête contemporaine à laquelle préside un code de relation entre les sexes radicalement différent; et opposition, en second lieu, entre la gravité croissante que finit par revêtir la procession des grandes étapes d'une vie au fur et à mesure qu'elles se rapprochent du rite ultime qui en marque la fin d'une part et l'ivresse croissante des personnages dont le jeu ironique et le décalage de plus en plus marqué produit un effet comique d'autant plus puissant qu'il prend les allures d'un pied de nez à la mort elle-même - et non plus seulement à des conventions sociales anciennes dont certains relents mortifères imprègnent encore notre société. Par ailleurs, à l’inverse, certaines règles de savoir-vivre aujourd’hui perdues nous frappent par leur beauté ou leur délicatesse et la dérision en laquelles les tourne le jeu des acteurs prend soudain un tour tragique et désespéré…



2) La mise en scène
La pièce, telle que nous l'avons perçue, provoque des sensations et des réflexions profondes et complexes. Il me semble que c'est une véritable gageure que d'entreprendre un projet théâtral aussi difficile et subtil avec des acteurs aussi jeunes. Et cependant la troupe du LFS s'en tire admirablement! Nous avons trouvé la mise en scène visuellement très belle. Certaines scènes étaient magnifiquement composées, la position des acteurs et des décors si savamment orchestrée que l'on avait l'impression de contempler un tableau... Y a-t-il des photos? J'aurais plaisir à revoir certains de ces arrangements scéniques.

Pouvait-on faire l'économie pour cette pièce d'une représentation de l'ivresse et d'un libertinage innocent? Je ne suis pas metteur en scène, mais cela me semble totalement impossible. Ces éléments introduisent un nécessaire contrepoint au texte d'où surgissent à la fois tout le comique et le tragique de la pièce... Si l’on supprimait ces éléments, la pièce perdrait toute sa force, tout son sel… Il n’en resterait qu’un texte assommant, ponctué de vagues saillies, intonations ou gestes dont le comique qui tomberait complètement à plat s’ils étaient interprétés par des personnages sobres. Par ailleurs, la pièce mettant en scène de jeunes adultes célébrant un mariage ces comportements semblent parfaitement adaptés tant à l’âge des personnages qu’à la circonstance. Y a-t-il des mariages où l’on ne s’enivre pas, où l’on ne danse pas, où l’on ne flirte pas ? Je n’en ai personnellement pas encore connu…

3) Les acteurs
Nous les avons trouvés géniaux. Et notre principal sujet d’admiration ne va pas uniquement à leur jeu, globalement d’un très bon niveau, mais avec des différences naturelles: tous se débrouillent bien et servent bien la pièce ; quelques talents sortent véritablement du lot et mériteraient vraiment d’être cultivés… Nous nous sommes surtout émerveillés de leur intelligence et de leur maturité. Tous, sans exception, démontrent une intelligence du texte vraiment surprenante pour de si jeunes acteurs. Et leur interprétation était pleine de la grâce et de la légèreté propre à leur âge, mais aussi de finesse et de maîtrise des situations qu’ils interprétaient… un dernier contraste que nous avons trouvé particulièrement émouvant.

Voilà des adolescents qui, à l’âge merveilleux et fragile où l’on commence tout juste à s’initier à certains plaisirs adultes, démontrent qu’ils sont suffisamment mûrs pour prendre leur distance avec les excès auxquels ceux-ci peuvent conduire en les mettant en scène avec une jubilatoire bonhomie, avec un humour à la fois tendre et insolent envers les jeunes adultes qu’ils interprètent… Quant à eux, c’est clair pour tous les spectateurs, contrairement à beaucoup de jeunes de leur âge, ils ne pensent pas qu’à la drague et à l’alcool : ils sont passionnés par le théâtre! Ils se sont investis à fond, avec persévérance et responsabilité – et avec talent! - pour donner jour à un projet artistique complexe et parfaitement aboutit. C'est une belle leçon pour tous nos ados, en plus d'une belle pièce.

Merci et bravo à tous!
Par location camion le Mardi 29 mai 2012 à 16:22
nous sommes allés voir votre spectacle , nous nous sommes régalés, merci encore
Par groupe de jazz le Mardi 29 mai 2012 à 16:25
ai hâte de vous revoir a nouveau ..a bientot
Par groupe de jazz le Mardi 29 mai 2012 à 16:26
j'ai hâte de vous revoir ..a bientot
Par businesscollector le Mercredi 28 septembre 2016 à 9:55
Muscle building talk approximately property software, we want to express real place management – as well as the surface issues that anyone can work out like methods to change the bulbs or speak to the plumbing company, but establishing the nuts and bolts of what must be done to have a property triumphant.
Par refinancebest le Mercredi 28 septembre 2016 à 9:55
When we talk about property management, we want to talk about real property management – not just the surface stuff that anyone can figure out like how to change the lights or call the plumber, but getting into the nut products and mounting bolts of the required steps to make a property successful.
Par business-model-coaching le Mercredi 28 septembre 2016 à 9:55
Whenever we talk regarding property administration, we want to speak about real home management – not only the surface items that anyone can determine like how you can change the lamps or phone the local plumber, but engaging in the crazy and products of what can be done to create a property prosperous.
Par businessanalystsonline le Mercredi 28 septembre 2016 à 9:56
Once we talk concerning property supervision, we want to share with you real house management – not merely the surface stuff anyone can find out like the way to change the light bulbs or contact the plumbing technician, but stepping into the insane and bolts of what it takes to produce a property productive.
Par getfreebusinesslisting le Mercredi 28 septembre 2016 à 9:56
I accustomed to run a company that needed me to create several cash transfers each week. Due in order to umpteen foreign currency fluctuations on the market, I needed to locate a viable platform that may afford me using the best settings of cash transfer assessment.
Par personally.info le Mercredi 1er mars 2017 à 6:32
To be able to keep your small hand around the pattern heartbeat, there is no much better strategy when compared with taking part in the specific twelve-monthly perform that is Master Pattern Couple of days.
Par rowjet.com le Mercredi 1er mars 2017 à 6:33
This sort of disaster offers chucked video games for many night clubs that was not because studious whilst these people should have been recently whenever supplying.
Par hellosolar.net le Mercredi 1er mars 2017 à 6:33
Solar or even photo voltaic tissue, often known as solar panels, make use of a easy technique by which will require sun light as well as alter which straight into electrical power.
Par CatherineMaillot le Dimanche 5 mars 2017 à 13:15
Je vous remercie pour cet ecrit, j’ai énormément appris.
Par MarielleMouton le Samedi 29 avril 2017 à 13:42
Merci pour votre article
Par CassandreGiron le Samedi 10 juin 2017 à 21:39
Vous faîtes de l’incroyable travail et c’est pour ça que je suis amoureux de ce blog
Par JaneLoiseau le Vendredi 16 juin 2017 à 18:50
Tu fais de l’excellent job
Par NicolasCharbonnier le Jeudi 7 septembre 2017 à 15:11
Tu fais du boulot incroyable et c’est pour cela que j’aime ce site web.
Par Pauline Vaganay le Samedi 6 janvier 2018 à 21:35
Quel article surprenant, merci beaucoup pour le job .
Par Marion Lepaul le Mardi 27 novembre 2018 à 6:50
Merci pour cet article, je pense avoir pas mal appris
Par Lou Duflo le Jeudi 14 février 2019 à 11:32
Quel rapport surprenant, merci pour le travail que vous faîtes !
Par Christophe Montagnon le Vendredi 6 septembre 2019 à 2:34
Bon travail, je vous remercie pour ce boulot .
Par Boris Grimaud le Mercredi 18 décembre 2019 à 13:57
Hello. Merci quant à ce travail que vous faîtes.
Par situs poker ubcpoker le Samedi 28 décembre 2019 à 23:39
judi poker online terpercaya
Par 안전놀이터추천 le Dimanche 8 novembre 2020 à 7:56
태풍 경로 주식투자추천 코로나 락다운 연금복권당첨번호조회 리니지인범이 슬롯잭팟 메이저놀이터 비비아이엔 사다리메이저공원 해외사이트
검증된 메이저놀이터 추천. 마음편히 이용하실수 있는 메이저추천 해드리겠습니다.
안전토토사이트 만을 선별하여 안내 해드립니다.
https://major-gallery.com
https://major-gallery.com/index.html
https://major-gallery.com/safety.html
https://major-gallery.com/major.html
https://major-gallery.com/toto.html
https://major-gallery.com/casino.html
https://major-gallery.com/play.html
https://meijeogaelreori.jimdosite.com
http://site-2967989-5041-2959.mystrikingly.com
https://major365.weebly.com
https://majorgallery0917.wixsite.com/mysite
https://5f5c774cf4066.site123.me
https://major365.page.tl
https://slides.com/major365
https://linktr.ee/major365
https://linktr.ee/major247
https://major365.yolasite.com
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://theatrelfs.cowblog.fr/trackback/3186057

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast